La peinture

Premier geste d’un bon entretien

Quand on dit que la formule « entretenir, réparer, restaurer » est au centre d’une saine approche de préservation, on veut surtout dire que la peinture est indispensable aux efforts d’entretien. BoiseriesTout ouvrage de menuiserie ou revêtement intérieur en bois, en particulier sur les murs., portes et fenêtres, corniches de bois et lucarnesOuverture vitrée pratiquée sur la pente d’un toit permettant d’éclairer/aérer un espace., ces éléments ont besoin d’être peints périodiquement.

C’est ce travail qui assurera à votre maison la meilleure protection contre les attaques du temps. C’est aussi l’un des rares travaux de rénovation qui peuvent être réalisés par la plupart des gens… du moins par ceux qui ont de la patience et qui prennent plaisir à travailler à la mise en valeur de leur patrimoine. Certains matériaux sont plus durables que d’autres. L’ardoise pourra durer des siècles sans entretien. En revanche, le bois ou le métal sont fragiles et se détérioreront après quelques années s’ils ne sont pas entretenus adéquatement. Le principal moyen de protection de ces éléments est la peinture.

La préparation du travail

Le secret de la réussite réside avant tout dans la préparation du travail. De façon générale, il faut consacrer autant de temps à préparer qu’à peindre. Ce n’est pas compliqué, le principe de protection de la peinture tient au fait qu’elle forme une pellicule étanche sur la surface à protéger. Ainsi, si on laisse la vieille peinture s’écailler et fendiller, le travail de préparation sera plus ardu, car il faudra très bien gratter et sabler la surface afin de pouvoir la recouvrir de façon uniforme et étanche par la suite. Il faut donc s’assurer de repeindre périodiquement les surfaces extérieures de bois et de métal. On évitera aussi de peindre en plein soleil ou par temps très humide. Toute surface neuve ou mise à nu devra obligatoirement recevoir une couche d’apprêt. Assurez-vous de la compatibilité de la peinture utilisée avec celle déjà posée.

La peinture du bois

Le principe est de ne jamais laisser les surfaces s’altérer. Il faut toujours conserver une surface étanche. Si l’on repeint une surface fendillée sans la sabler suffisamment, la pellicule de nouvelle peinture semblera parfaite dans l’immédiat, mais ne tardera pas à se fendiller à son tour, rendant le travail peu utile. Même chose avec un sablage inadéquat, puisque la peinture n’adhérera pas bien à la surface et se décollera par plaques. Peinture à l’huile ou à l’eau ? Il existe de bons produits dans les deux catégories. Tout dépend de la surface à peindre, donc suivez bien les recommandations des manufacturiers…

La peinture du métal

Le principe est le même que pour le bois. Il faut bien préparer le travail et enlever toute partie rouillée. La rouille est comparable à la carie dentaire et, si l’on ne s’en occupe pas, la surface métallique va littéralement disparaître avec le temps. Il faut donc commencer par l’inspection de chaque recoin et un grattage minutieux avec un grattoir métallique rigide ou encore une brosse métallique manuelle ou montée sur une perceuse (lunettes de protection obligatoires). Si le simple grattage est insuffisant pour atteindre le métal sain, il faudra utiliser un « dérouilleur » chimique pour stopper le processus. Vous appliquerez ensuite un apprêt spécifique pour le métal et enfin une couche de finition qui contiendra elle aussi des éléments antirouille.

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